RESUME A PARTIR DU LIVRE TIBETAIN DE LA VIE ET DE LA MORT
de Sogyal RINPOCHE
La mort fait partie du cours naturel de la vie, tôt ou tard nous devrons l’affronter. Nous pouvons choisir de l’ignorer, nous pouvons choisir également de faire face et essayer par une réflexion lucide, d’atténuer la souffrance qu’elle peut entraîner. De toute façon aucune des deux solutions ne nous permettra de triompher d’elle ! Elle est inéluctable.
Les bouddhistes acceptent la mort comme une réalité pleinement acceptée. La mort est je cite « comme un changement de vieux vêtements usagés plutôt qu’une véritable fin ».
La mort est imprévisible, on ne sait quand elle survient. La plupart d’entre nous aimeraient vivre une mort paisible ! Pour avoir l’espoir d’une mort paisible, il nous faut cultiver la paix dans notre esprit ainsi que dans notre manière de vivre.
Chez les Tibétains, un méditant accompli longuement familiarisé avec le processus de la mort par la méditation peut utiliser sa mort pour parvenir à une haute réalisation spirituelle.
Aider les autres à bien mourir est tout aussi important que sa propre mort.
Puisse ce colloque nous aider dans chaque étape de notre vie et de notre mort.
Nous vivons dans une société ou les gens éprouvent de plus en plus de mal à se témoigner de l’affection et ou la dimension intérieure de la vie est souvent complètement négligée.
La mort dans notre société est souvent un sujet occulté ou ignoré. Elle touche pourtant une corde sensible dans le cœur de tous les gens.
Ces 10 dernières années, la conscience de la mort et de nombreuses questions qui s’y rapportent s’est généralisée.
(Livres, sites internet, colloques, conférences, films, soins palliatifs).
La notion d’accompagnement spirituel des personnes en fin de vie existe maintenant. Les professions médicales et les associations bénévoles commencent à travailler en partenariat avec les hôpitaux.
On commence à reconnaitre que l’aspect spirituel est le cœur de l’accompagnement aux mourants.
Dans certains pays on commence à associer spiritualité et médecine.
Cependant une grande partie de la population est toujours dans le déni de la mort.
Or la façon dont nous mourrons est extrêmement importante.
La mort est un moment crucial dans notre vie.
Nous pouvons tous aspirer à mourir en paix et dans la plénitude.
Le but de ce colloque, je l’espère pas trop prétentieux, sera de nous aider à envisager notre propre mort et celle de nos proches avec sérénité